Blâmer les autres ralentit notre évolution

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Par Stéphane Leblanc, Président, Centre International du Leadership Conscient

Beaucoup de gens n'hésitent pas à blâmer les autres pour ce qu'ils ressentent au lieu d'accepter l'entière responsabilité de toutes leurs émotions. C'est un comportement que nous avons tous appris quand nous étions jeunes et pour beaucoup de gens, ils ont porté ce comportement à l'âge adulte. J'ai longtemps fait ça moi-même et je me surprend encore à le faire encore à l'occasion.

Quand je partage avec les gens que peu importe ce qui se passe dans leur vie, ils peuvent toujours choisir leur réponse et choisir d'être responsables à 100% de toutes leurs émotions, certains d'entre eux se fâchent contre moi et disent: mais vous ne savez pas ce qu'il ou elle m'a fait

J'ai beaucoup appris de Victor Frank, un psychiatre juif qui était prisonnier à Auschwitz et a choisi d'utiliser son expérience pour observer la nature humaine et devenir un meilleur psychiatre. Il a dit que c'était l'une des raisons pour lesquelles il était l'un des rares à avoir survécu.

Entre stimulus et réponse, il y a un espace. Dans cet espace, notre pouvoir de choisir notre réponse. Notre choix repose sur notre croissance et notre liberté. - Victor Frankl

J'ai aussi beaucoup appris d'une ami née au Rwanda, qui a été agressé sexuellement quand elle était jeune et a perdu la majorité de sa famille dans le génocide. Ayant vécu de telles expériences traumatisantes, elle aurait le droit de ressentir beaucoup d’émotions négatives et de blâmer les autres pour ces émotions. En tant que femme évoluée, elle a fait un choix différent. Elle a choisi d'être responsable de toutes ses émotions et de se soigner elle-même, ce qui lui permet de grandir et d'évoluer et de ne pas laisser son passé dicter son présent et son avenir.  

Pour beaucoup d'entre nous, ce besoin de blâmer les autres est souvent enraciné dans les blessures non guéries de notre passé et dans nos besoins humains les plus fondamentaux: le besoin d'être en sécurité, le besoin d'être aimé et besoin d'être reconnu. En blâmant les autres pour nos émotions, cela nous permet de projeter nos sentiments négatifs sur les autres et nous fait sentir mieux temporairement car nous donnons aux autres la responsabilité de nos émotions. Nous leur donnons aussi notre pouvoir et nous nous empêchons de guérir ce que nous avons besoin de guérir pour éviter d'être à nouveau déclenché à l'avenir.

D'une certaine manière, nous nous permettons d'être la victime des circonstances de notre vie au lieu d'être le créateur de notre vie. Je sais que certaines personnes ont vécu des expériences très traumatisantes et je n'essaie en aucun cas de les diminuer. Ce que je dis, c’est que si nous ne prenons pas la responsabilité de nos émotions dans le présent et ne guérissons pas nos expériences traumatiques passées, nous permettons à ces expériences négatives d’avoir un impact sur ce que nous ressentons aujourd’hui. C'est comme si nous revivions les mêmes expériences négatives tous les jours.

Si nous voulons transformer notre vie et atteindre notre plein potentiel en tant que leader et en tant qu'humain, il est essentiel que nous fassions le choix d'être responsables de nos émotions, car cela nous permet d'accéder à la maîtrise personnelle, d'être plus intelligents émotionnellement et de demeurer calme peut importe ce qui arrive.

Peu importe ce qui se passe dans notre vie, nous pouvons rester calmes et centrés et choisir de répondre aux situations de la façon la plus appropriée.

Nous pouvons alors devenir le créateur de notre vie.